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Clinique du sein
Tél. : 02 221 97 97
Fax : 02 221 97 19
Infirmière référente
Mme L. Soumillion
Tél. : 02 221 90 42
Clinique Saint-Jean asbl
Bd du Jardin Botanique 32
1000 Bruxelles
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Le bilan d’extension : local et à distance
Il y a lieu de faire la distinction entre le bilan de la tumeur elle-même et la présence éventuelle de métastases décelées lors du diagnostic.
Le bilan local
Le diagnostic de cancer du sein est posé par l’examen clinique, la mammographie, l'échographie et les résultats anatomo-pathologiques de la ponction ou de la biopsie.
Souvent, le chirurgien sénologue préconise un examen mammaire par résonnance magnétique afin de mieux caractériser la lésion et d’en apprécier l’étendue. Il permet en même temps de vérifier l’intégrité de l’autre sein.
Le bilan d'extension
Quatre examens principaux vous seront prescrits pour vérifier l’absence de métastases.
La prise de sang permettra de vérifier entre autre le bon fonctionnement du foie et des reins. Elle permet aussi de doser le marqueur tumoral, une substance secrétée par les cellules cancéreuses et dont la variation éventuelle est un élément utile au suivi de la maladie.
La radiographie des poumons et l'examen du foie par échographie sont des examens simples mais toujours très efficaces.
La réalisation d'un scanner des poumons et du foie permet si nécessaire un diagnostic plus précis.
La scintigraphie osseuse réalisée en médecine nucléaire permet, grâce à l’injection d’un traceur de vérifier l’intégrité des os. Cet examen n’est pas douloureux et ne présente pas de danger, ni pour vous ni pour votre entourage. Il peut au besoin être complété par des radiographies osseuses ciblées.
En marge de ce bilan un examen cardiaque sera réalisé pour vérifier le bon fonctionnement du cœur. Une échographie complètera le bilan si une chimiothérapie doit être entamée.
Dans la toute grande majorité des cas, ces examens sont suffisants. Néanmoins, si cela se justifie, d’autres examens peuvent vous être prescrits, par exemple le PET scan, pour permettre de préciser la nature bénigne ou non de certaines lésions invisibles en radiologie conventionnelle ou au scanner.
Le parcours thérapeutique
Une fois en possession des résultats du bilan sénologique et du bilan d’extension, votre dossier est discuté au cours de la réunion multidisciplinaire hebdomadaire. Le but est de vous proposer le traitement le plus adapté à votre situation clinique et personnelle.
Deux situations sont le plus souvent rencontrées dans les cas classiques.
• S'il y a indication opératoire,
vous serez prise en charge par le chirurgien sénologique qui pratiquera une tumorectomie ou une mastectomie. La décision sera fonction de la taille et de la localisation de la tumeur mais aussi d’autres paramètres à discuter entre la patiente et son chirurgien. L'intervention est associée au prélèvement d’un ganglion sentinelle ou d’un curage axillaire. La reconstruction mammaire par un chirurgien plastique, soit d’emblée – le gynécologue et le plasticien opèrent alors ensemble – soit dans un second temps peut aussi être envisagée. La participation de la patiente à ces différents choix est importante.
Après l’intervention chirurgicale une analyse anatomo-pathologique plus détaillée de la tumeur et des ganglions est effectuée. Des résultats définitifs de ces analyses, dépend la suite du traitement.
Soit il n’y a pas de traitement complémentaire à effectuer,
soit on propose une chimiothérapie et/ou immunothérapie pour diminuer les risques de rechutes à distance (on parle alors de chimiothérapie adjuvante), de la radiothérapie pour limiter le risque de rechute locale (surtout après tumorectomie) ou de l’hormonothérapie si la tumeur possède des récepteurs sensibles aux hormones.
Ces différents traitements peuvent être associés au cas par cas. C'est rappeler l'importance des réunions hebdomadaires groupant toutes les disciplines de la cancérologie pour vous assurer les meilleurs soins.
• S’il n’y a pas d’indication opératoire immédiate,
on propose un traitement de chimiothérapie de première ligne, cette chimiothérapie peut permettre de réduire le volume tumoral pour éviter l'ablation totale du sein dans un second temps (on parle alors de chimiothérapie néo-adjuvante). Elle devient une indication formelle dans le cancer mammaire inflammatoire.
La chimiothérapie et l’hormonothérapie peuvent être également proposées pour traiter des métastases à distance.
Quel que soit le parcours thérapeutique, il est discuté à chaque étape entre les différents acteurs de votre traitement, à savoir les chirurgiens- gynécologues ou plastiques, les oncologues et les radiothérapeutes.
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