Contacts

Clinique du sein
Tél. : 02 221 97 97
Fax : 02 221 97 19

Infirmière référente
Mme L. Soumillion
Tél. : 02 221 90 42

Clinique Saint-Jean asbl
Bd du Jardin Botanique 32
1000 Bruxelles


Chirurgie

Grâce aux examens réalisés, nous savons exactement où se trouve la tumeur et nous pouvons mieux évaluer son étendue. Souvent, on procèdera à une chirurgie conservatrice (tumorectomie), mais parfois une mastectomie (ablation du sein) est indispensable.
En fonction de la taille de la tumeur, on peut se limiter au prélèvement d'un seul ganglion (dit ganglion sentinelle) ou bien tous les ganglions lymphatiques doivent être prélevés (curage axillaire).

Ci-après nous parcourons les différentes interventions :

La tumorectomie (chirurgie conservatrice)
Les opérations conservatrices sont devenues possibles grâce aux traitements complémentaires de radiothérapie. Lors de ce type d’opération, seule la tumeur est prélevée, avec une marge de sécurité, c.à.d. une zone de tissu sain autour de la lésion maligne, afin de s’assurer qu'il ne reste pas de cellules malignes dans le sein. Si la tumeur n’est cliniquement pas palpable, un "harpon"sera introduit dans la tumeur, afin d’assurer une meilleure localisation pour le prélèvement chirurgical.
Lors d'une opération conservatrice, l’objectif est aussi l’élimination complète de la tumeur tout en donnant un résultat cosmétique correct. Si nécessaire, il sera fait appel au chirurgien plastique pour effectuer un remodelage immédiat du sein avec, si nécessaire, aussi la possibilité d'effectuer une correction mammaire à hauteur de l'autre sein. Cela est discuté avec la patiente avant l'opération


La mastectomie (ou mammectomie)
Cette opération consiste à procéder à l’ablation complète du sein atteint. Parfois, la mastectomie devra être suivie d'un traitement en radiothérapie.
Dans ce cas-ci, la peau sus-jacente et le mamelon sont également enlevés. Étant donné que la glande mammaire s’étend jusqu’à l’aisselle, le résultat est une zone plane en lieu et place du sein.


La reconstruction du sein après mastectomie est un choix personnel. Certaines femmes préféreront porter une prothèse mammaire externe; d’autres choisiront une reconstruction par la chirurgie plastique, immédiate ou différée.
Chaque solution chirurgicale doit être modulée en fonction des possibilités locales et de la motivation propre à chaque personne.
Lorsque l’ablation du sein est associée à une reconstruction immédiate, on parlera de mastectomie avec conservation de l’étui cutané car l’enlèvement de la peau est minimisé et la cicatrice, ainsi raccourcie, est mieux cachée.
Trois possibilités de reconstruction seront offertes à la patiente : une mastectomie totale avec reconstruction par prothèse, avec restauration du volume par lambeau musculo-cutané du dos, ou avec restauration du volume par lambeau musculo-cutané du ventre. Les détails de ces techniques sont expliqués dans le chapitre de la chirurgie plastique.

 

La technique de détection des métastases ganglionnaires par le ganglion sentinelle

Le traitement classique du cancer du sein est souvent la résection de la tumeur avec enlèvement des ganglions lymphatiques du creux axillaire.




Inconvénient
:
Les patientes sans atteinte cancéreuse des ganglions subissent inutilement le curage axillaire.
Jusqu’à présent, aucune méthode n’existait pour détecter ou exclure des métastases ganglionnaires.

Une technique a été mise au point pour démontrer la présence ou non de métastases dans les ganglions axillaires. Cette technique consiste à prélever par une petite incision le premier relais ganglionnaire du réseau lymphatique de la tumeur : le ganglion sentinelle.

"Ce n’est que si le ganglion sentinelle est envahi par des cellules cancéreuses qu’un curage ganglionnaire axillaire sera effectué."

Les avantages de la technique du ganglion sentinelle sont une réduction considérable de la durée d’intervention et du séjour ainsi que du nombre de complications post-opératoires. La fonction de l’épaule se rétablit plus facilement et le risque d’œdème du bras est pratiquement inexistant.  Le risque de ne pas voir des métastases ganglionnaires microscopiques est minimal, comme en attestent différentes études scientifiques.


Quelle est la procédure? 
Le matin du jour de l’intervention, vous êtes attendue en Médecine Nucléaire. Un produit légèrement radioactif et totalement inoffensif est injecté autour de la tumeur du sein. Ensuite, plusieurs images sont enregistrées. Durant l’opération, le ganglion sentinelle est facilement repéré à l’aide d’une sonde détectant la radioactivité, et enlevé. Ce ganglion est immédiatement analysé au microscope. Dans le cas d’un ganglion sentinelle sain, l’intervention se termine ici. Par contre, si le ganglion est envahi par des cellules cancéreuses, l’opération se poursuivra par un évidement ganglionnaire complet du creux axillaire (curage ganglionnaire axillaire). Le chirurgien utilise parfois un colorant bleu pour visualiser les voies et ganglions lymphatiques d’une autre façon. Des traces de colorant bleu peuvent se voir après l’opération, ceci est naturel et n’a rien à voir avec la radioactivité qui disparaît dans les 24 heures.


Le curage ganglionnaire axillaire
L’examen microscopique des ganglions est important pour pouvoir décider de la suite du traitement.

En cas d’évidement complet des zones lymphatiques, le nombre de glandes excisées diffère d’une patiente à l’autre.
Après l’opération, on placera un drain (un petit tuyau en plastique) pour retirer le sang et le liquide séreux du creux axillaire.  La durée du drainage variera en fonction des patientes, mais celles-ci ne devront pas être hospitalisées plus longtemps pour cela.

Des soins à domicile seront organisés. L’infirmière à domicile changera le récipient de drainage tous les jours et soignera la plaie.
Le chirurgien examinera la patiente deux fois par semaine pour évaluer si le drain peut être retiré ou pas.

Après un évidement ganglionnaire, certains nerfs de la peau doivent être coupés, ce qui peut donner lieu à une sensation d’endormissement ou de picotement de la peau dans la région du creux axillaire, du côté interne du bras et dans le creux axillaire même.

La kinésithérapie est nécessaire pour retrouver la mobilité complète de l’épaule et du bras.
"Toute intervention sur les ganglions axillaires comporte toujours un risque
de lymphoedème même si l’opération a été correctement effectuée !"

Le lymphoedème est un gonflement du bras qui peut se produire après l’intervention chirurgicale.
Si le périmètre autour des différentes parties du bras a augmenté de plus de 2 à 3 cm, on peut parler effectivement d’un lymphoedème et il convient d’effectuer un drainage lymphatique.

Quelques conseils de prévention du lymphœdème :
• Si vous subissez une blessure au bras ou à la main, veuillez la désinfecter immédiatement.
• En cas de  signes d'infection : rougeur, chaleur, douleur, gonflement, ... prévenez votre médecin.
• Évitez de porter des charges lourdes.
• Évitez le sauna et les températures extrêmes.